L'hymne à l'amour
Si je vous dis : J’irais jusqu’au bout du monde, je me ferais teindre en blonde, si tu me le demandais, j’irais décrocher la lune, j’irais voler la fortune, si tu me le demandais. Je renierais ma patrie, je renierais mes amis, si tu me le demandais. On peut bien rire de moi, je ferais n’importe quoi si tu me le demandais… Piaf : l’hymne à l’amour, et ceux qui ont vu le film, La Môme, sont d’accord pour dire que Clotilde Coureau y est excellente !
On trouve dans La Bible un autre Hymne à l’amour, avec les premiers versets écrits sous forme poétique, et dans ce ch l’amour y est plus exalté que dans aucune autre des lettres de Paul. Mais le but de cet hymne n’est pas tant de chanter l’amour que d’encourager les chrétiens à aimer.
Lisons 1 Co12.31b à 14.1a. Lisons aussi Ro 5.5 et Ga 5.22.
A. Situons ce chapitre dans son contexte. Depuis le début de la lettre, Paul s’adresse aux Co pour les exhorter à vaincre leurs rivalités, et une apparence de spiritualité dans une attirance excessive pour les charismes. Dans les ch 12 et 14, Paul explicite ces différents dons, que nous sommes appelés à exercer. Et entre ces 2 ch, vient s’intercaler cet hymne à l’amour.
Pourquoi à cet endroit là ? Les Co exercent ces dons, ces charismes, mais sans amour. Ils accordent plus d’importance à l’exercice des dons comme étant l’apparence d’une marque de grande spi, qu’à la motivation qui devrait les pousser à exercer ces dons.
Dans les V 1 à 3 : Paul les reprend donc fermement, même avec sévérité : ce type d’exercice des dons, c’est du vent, du vide, parce que vos motivations sont mauvaises, il va même jusqu’à dire : vous pourriez même donner tous vos biens, si votre moteur n’est pas l’amour, cela ne sert à rien. Paul ne dit pas que les dons ne sont pas bons, son intention n’est pas d’en contester la valeur, sinon il n’inviterait pas les chrétiens à les désirer ardemment. Mais il s’efforce de les replacer dans leur vraie perspective en leur faisant comprendre que l’essentiel n’est pas l’exercice de tel ou tel don, mais la pratique de l’amour. Il leur fait comprendre qu’on peut aspirer aux dons spirituels et les exercer sans amour, ce qui leur enlève toute valeur aux yeux de Dieu. Il souligne avec force la supériorité de l’amour sur les dons.
Ce que Paul cible chez les Co, c’est ce manque d’amour, le manque d’agape, qu’il appelle lavoie par excellence. Il les place devant la réalité quotidienne dans laquelle l’amour doit se manifester. Il les invite à s’interroger sur la manière dont ils se comportent à l’égard de leur prochain. Paul emploie presque uniquement des verbes d’action qui décrivent des comportements et non des sentiments. Ce qui intéresse Paul, ce ne sont pas les sentiments que peuvent éprouver les chrétiens, mais les comportements que Dieu attend d’eux.
Le terme qu’utilise Paul est agape, longtemps traduit par charité, pour éviter la confusion avec l’amour eros. Mais en français moderne, charité a pris un sens trop restreint, celui de bienfaisance, de compassion active pour les malheureux. Le mot amour a, au contraire un sens trop large, j’aime mes enfants, mon prochain, les pommes, le sport, un film ou mon chez-moi. Mais le français n’ayant pas d’autre terme, les traducteurs ont choisi de conserver la traduction amour, en explicitant à la suite de Paul, ce qu’aimer veut dire.
Ce qu’on peut déjà dire, avant d’en voir la description précise qu’en fait Paul dans ce ch, c’est que cet amour agape exprime toute la volonté de Dieu, c’est l’amour que Dieu Le Père a pour nous en donnant Jésus, que Jésus a eu pour nous en se donnant, et que le Saint Esprit a pour nous en venant habiter en nous et en manifestant Jésus sur cette terre. Et c’est ce même amour qui doit sous-tendre tout ce que nous sommes et ce que nous faisons.
Nous avons vu que sans cet agape, volonté de Dieu pour nous tous, nos œuvres sont du néant.
Nous allons maintenant voir en détail, quelles sont les caractéristiques de cet amour agape que Paul personnifie, celui qui aime (BFC). Puis nous verrons comment il nous est possible de le vivre, de laisser mûrir en nous ce fruit de l’Esprit. Cela nous est demandé, ce n’est pas une option. L’agape, comportement, est un fruit qui mûrit progressivement en nous par l’Esprit de Dieu, si nous collaborons avec Lui.
Je vous encourage donc, avec l’aide du Saint Esprit, à retenir dans ces caractéristiques, 2 points, un premier que vous pratiquez déjà, pour lequel vous pouvez être reconnaissants, et dans lequel je vous encourage à persévérer, et un second que vous allez cibler, parce qu’il vous est beaucoup plus difficile à pratiquer. Et pour lequel vous pouvez prier plus particulièrement, et vous appliquer à le mettre en pratique, en laissant Dieu transformer votre coeur. N’en ciblons pas trop en même temps, sinon c’est le découragement assuré. Et même si nous nous heurtons à certaines difficultés depuis longtemps, soyons encouragés, l’agape est possible, par l’Esprit de Dieu en nous.
B. Voyons maintenant le descriptif de cet amour agape, ou plutôt de celui qui aime : nous avons d’abord 8 caractéristiques en opposition, avec l’amour, puis 8 qui sont en accord qu’on retrouve dans Ga 5.22. Voyons d’abord ce qui est en opposition avec le comportement amour.
Paul nous signale 8 façons d’agir qui sont en contradiction avec l’amour. Il en écrit également aux Ro, un résumé : 13.10 : l’amour ne fait pas de mal au prochain.
- L’amour ou celui qui aime n’a pas de passion jalouse : le terme utilisé a le sens de jalouser ou envier. Celui qui envie l’autre, ses biens, sa position… perd sa capacité de l’aimer. Il devient un rival.
- L’amour ou celui qui aime ne se vante pas : ne plastronne pas ou ne fanfaronne pas. Le terme utilisé évoque la légèreté, la frivolité de celui qui cherche à briller devant les autres. Celui qui est soucieux de se faire admirer ne peut plus se soucier de l’autre. L’amour, au contraire agit avec discrétion : quant tu fais l’aumône, que ta main gauche ne sache pas ce que fait ta main droite.
- l’amour ou celui qui aime ne se gonfle pas d’orgueil : image de l’enflure qui évoque l’homme rempli de sa propre importance. Mais le malheur veut que l’orgueilleux ait besoin de mépriser les autres pour s’assurer de sa grande valeur ! et les faiblesses et les fautes d’autrui lui permettent d’affirmer sa supériorité, jusqu’à en devenir arrogant. Il est difficile d’aimer ce qu’on regarde de haut, car le mépris détruit le respect de l’autre. Souvent dans le NT , l’amour est associé à l’humilité.
V5 : l’amour ou celui qui aime ne fait rien d’inconvenant : le verbe utilisé signifie se comporter de manière honteuse ou déplacée, avec un manque de considération pour le prochain. Ce qui importe n’est pas tant la valeur donnée aux convenances que le respect dû aux autres, le souci de ne pas les offenser.
- l’amour ou celui qui aime ne cherche pas son intérêt : littéralement il ne recherche pas les choses siennes. C’est l’égoïsme qui est visé ici, l’attitude de ceux qui ne s’intéressent qu’à eux-mêmes et considèrent l’avantage qu’ils pourront tirer, et tant pis si c’est au détriment des autres.
- l’amour ou celui qui aime ne s’irrite pas : le verbe est paroxuno, qui a donné en français paroxysme, et qui évoque une réaction ou des sentiments violents. Il décrit celui qui réagit instantanément et de façon excessive aux contrariétés ou aux provocations. Et c’est un obstacle à l’amour.
- la caractéristique suivante est traduite de diverses manières : Le terme grec utilisé est un terme de comptabilité, son sens premier est compter, calculer et la traduction la plus juste serait ne tient pas le compte du mal. Cependant en français, ne pas tenir compte de qqchose revient à dire qu’on l’ignore, alors que là il n’est pas question d’ignorer le mal, mais de ne pas le comptabiliser, de ne pas inscrire le mal qu’une personne a fait sur son compte, dans le sens d’imputer. Quand on aime qqun, on ne tient pas un compte de ses fautes, et cela implique donc qu’on ne rumine pas le mal qu’on a subi, qu’on n’entretient pas le ressentiment, qu’on ne garde pas rancune.
V6 : l’amour ou celui qui aime ne se réjouit pas de l’injustice : le mot grec a un sens plus large qu’en français, il signifie effectivement ce qui est contraire à la justice, mais il désigne aussi plus généralement le mal, le péché. Il arrive que les souffrances ou les fautes des autres suscitent en nous une joie mauvaise, leurs fautes nous donnent un sentiment de supériorité ou la satisfaction de les avoir bien jugés, ou une réponse à un désir de vengeance.
- puis il y a un mais, ce mais fait la transition entre ces comportements opposés, et nous parlons donc maintenant des comportements en accord avec l’amour : il se réjouit de la vérité : la vérité est opposée à l’injustice et non au mensonge, donc comme étant un comportement. Jean parle de faire ou pratiquer la vérité ou de marcher dans la vérité. Et cette vérité suscite une forte joie chez ceux qui aiment, Paul utilise un verbe avec un suffixe qui souligne la plénitude, l’intensité de l’action pour décrire cette réjouissance de la vérité.
V4a: ce qu’aimer veut dire : V4: Paul mentionne d’abord deux caractéristiques de l’amour : la patience et la bonté. La traduction plus juste serait l’amour prend patience ou endure avec patience. C’est un verbe actif, l’accent est mis sur la façon d’agir et non sur un état. Il n’y a donc rien d’irréversible pour qqun qui se dit impatient de caractère !
V7 fin et 8 - l’amour ou celui qui aime fait preuve d’endurance en toute circonstance : c’est un mot du langage militaire, qui implique une résistance active aux assauts de l’adversaire : endurance, fermeté, persévérance, et non pas une patience résignée, qui subit passivement. On retrouve la même idée qu’au début du passage, l’amour endure avec patience et persévérance, et il termine avec cette notion d’éternité dans l’amour
V8 : id fin du v 13 : l’amour ne succombe jamais, ne s‘écroule jamais, et au v13, est éternel,
(terme utilisé est demeure, l’opposé de s’écroule): au début du ch, Paul a relativisé les charismes par rapport à l’amour dans notre pratique quotidienne, ici il le fait dans la perspective de l’éternité. Les charismes sont provisoires, ils seront abolis, l’amour demeurera éternellement, c’est la réalité la plus solide, la plus éternelle.
V4. Quant à l’adjectif traduit par bon, il évoque le comportement de D à l’égard des humains et traduit par lent à la colère, qui supporte avec endurance. C’est davantage une patience exercée à l’égard des personnes que des circonstances. Le verbe qu’emploie Paul ensuite décrit la manière d’agir de Dieu envers Son peuple, ou le comportement produit par le SE chez les croyants (Ga5.22). Il indique la bonté, qui consiste à se mettre au service des autres. On peut donc traduire celui qui aime agit avec bonté ou se met au service des autres. Dans d’autres passages de Paul, on retrouve la patience et la bonté réunies, comme deux caractéristiques fondamentales de l’amour.
V7 : Dans ce verset, Paul résume en 4 courtes phrases ce qu’aimer veut dire, et comment l’amour s’exprime dans toutes les situations. Il le fait par 4 verbes accompagnés du même mot, panta, utilisé comme un adverbe qui signifie entièrement, dans tous les cas, traduit dans certaines versions modernes par en toute circonstance, jusqu’au bout, en toute occasion ; et qui nous parle de cet amour inconditionnel.
- l’amour ou celui qui aime pardonne tout : Le premier verbe signifie couvrir dans les sens de protéger ou cacher. Cacher se retrouve dans les Pr ou Pi, l’amour couvre une multitude de péchés, dans le sens où il n’y a aucun péché trop grave qui ne puisse être pardonné, sous condition d’une vraie repentance.
- l’amour ou celui qui aime croit tout : Paul ne parle pas d’une crédulité naïve, prête à avaler toutes les excuses ou les mensonges ou à courber la tête devant toutes les injustices. Le verbe utilisé veut dire : faire confiance, l’amour fait confiance en toute circonstance, sans méfiance, sans soupçon. Mais attention, l’amour croit tout ne veut pas dire accepte tout et n’importe quoi, cet amour qui croit tout s’associe à la sagesse pour discerner la vérité et poser les limites nécessaires au respect de chacun.
- l’amour ou celui qui aime espère en toute circonstance : là non plus, il ne s’agit pas d’espérer n’importe quoi, de rêver, mais de ne jamais désespérer de Dieu, qui tient Ses promesses et n’abandonne jamais les siens. Et cela doit permettre aux croyants de ne pas non plus désespérer des autres, Dieu use de patience envers eux aussi, Il peut changer les cœurs et les circonstances.
- Et on a déjà vu fait preuve d’endurance en toute circonstance
Voilà donc ces différentes caractéristiques du comportement agape qui nous est demandé, et sans lequel nos œuvres sont du vide. Et nous avons bien conscience qu’il est inatteignable par nos propres efforts, mais soyons encouragés, car ce comportement agape est un fruit qui mûrit en nous progressivement par l’Esprit de Dieu, si nous collaborons avec Lui. Et nous allons voir comment.
C. Ro5.5 nous dit que D a versé ou répandu Son amour dans nos cœurs par Son Esprit, non pas à petite dose, mais avec abondance. Nous pouvons aimer agape parce qu’Il nous a aimés le premier.Ga5.22 nous dit que le fruit de l’Esprit, c’est amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, foi, douceur, maîtrise de soi : les mêmes caractéristiques que celles que Paul vient de décrire. Il nous est parlé d’un fruit, du fruit de l’Esprit. On peut déjà préciser une chose, c’est qu’un fruit ne mûrit pas instantanément, et qu’il faut laisser le temps au temps. Cela ne veut pas, pour autant, dire que je reste inactif.
Je nous poserai d’abord quelques questions :
- est-ce que je veux vraiment avoir ce comportement et aimer toujours plus inconditionnellement ? ou est-ce que je me dis que, oui ce serait bien que je change, mais de toute façon, j’ai déjà essayé et ça n’a jamais marché, ou bien finalement ce n’est pas si grave, personne n’est parfait. Je peux aussi ne pas le vouloir vraiment, parce que j’ai peur, j’ai pu être blessé et je n’ose plus m’y risquer. Je peux trouver un tas de bonnes raisons pour ne pas vouloir le faire, et c’est pourquoi je repose la question : est-ce que je veux vraiment aimer inconditionnellement?
- Et que je ne le veuille pas vraiment, ou que je le veuille, mais que je m’en sente incapable, il est important que je me souvienne que c’est Lui, c’est l’Esprit de Dieu en moi qui me donne le vouloir… et le faire.
- si j’ai répondu oui, alors quels sont les moyens que je mets en œuvre pour y parvenir ? qu’est-ce que j’ai à ma disposition et comment vais-je les utiliser ?
Si j’insiste sur ces questions, c’est parce que j’ai souvent remarqué qu’on peut être rempli de bonnes intentions avec un cœur énorme, mais que dans la pratique, on peut avoir du mal à aller jusqu’au bout de ces bonnes résolutions. Et c’est pourquoi je vous ai proposé de vous fixer un objectif précis, cibler une caractéristique précise sur laquelle vous voulez travailler, et voir comment vous pouvez le faire.
L’agape comportement est un fruit de l’Esprit qui mûrit progressivement en nous, si nous collaborons avec l’Esprit.
Comment ? la ligne directrice, Léo nous l’a donné la semaine dernière :
- dans un face à face d’abord avec nous-mêmes, où nous acceptons de voir, ce qu’il y a en nous, d’écouter ce qui se passe en nous,
- puis dans un face à face avec Dieu, qui vient nous transformer , on va le voir plus bas,
- et dans un face à face avec les autres, ces autres à qui nous allons nous lier, qui vont nous aider à apprendre cet amour inconditionnel, être en quelque sorte, notre terrain d’entraînement, comme nous le sommes pour eux.
Léo nous parlait dimanche de cet exemple de Jacob qui a tant trompé, mais qui veut revenir vers son frère. Tout d’abord, il élabore toute une stratégie pour l’amadouer, puis dans ce face à face avec D, lutte contre ses propres peurs, abaisse ses propres résistances et capitule, et il vient simplement se prosterner devant son frère qui lui ouvre les bras. Ce face à face avec D (dans une lutte acharnée : je ne m’en irai que tu ne m’aies béni) a transformé sa façon de penser et son comportement.
Je terminerai donc avec ce face à face avec Dieu : que produit-il en nous ?
d’abord, notre premier face à face nous a permis de naître de nouveau, (Jn 3) Christ est venu habiter en nous par Son Esprit et nous a régénéré, un nouvel arbre a été planté en nous. Et cet arbre planté dans le terrain qu’est notre cœur grandit, il est appelé à porter du fruit, c’est la destinée d’un arbre, porter du fruit, et autant que, possible, goûteux et savoureux.
- 1. dans ce face à face avec Dieu, la terre de notre cœur peut être travaillée, en profondeur, pour en arracher les mauvaises herbes, les mauvaises racines, ôter les pierres, si seulement nous laissons l’Esprit de Dieu nous sonder, sans résister et que nous acceptons de reconnaître ce qu’Il nous montre. Il ne le fait jamais pour nous condamner, nous écraser, mais toujours pour nous libérer. Ce peut être des temps de douce présence, de tendresse, mais aussi d’humiliation, de lutte. Puis laissons-nous remplir de son pardon, de son amour. Ne craignons pas ces face à face, ayons confiance en Son amour, laissons-nous convaincre de péché chaque fois que c’est nécessaire, et vivons une repentance libératrice, laissons-nous le temps d’aller jusqu ‘au bout du processus de repentance, examen de mon cœur, humiliation, restauration, et transformation de la pensée et du comportement. Et c’est un travail qui doit se répéter régulièrement, chaque fois que la mauvaise herbe repousse, les pierres remontent à la surface.
- 2. la surface de la terre de notre coeur peut être attendrie pour laisser pénétrer l’eau et la nourriture dont les racines ont besoin pour que l’arbre soit nourri, et que le fruit puisse grossir, et arriver à maturité. Les jardiniers nous disent souvent qu’un binage vaut deux arrosages, le binage sert à aérer la terre, de manière à ce que l’eau, les engrais puissent pénétrer la terre. Et le binage doit être très régulier, et répété pour être efficace. Sur une terre trop dure, l’eau s’écoule comme sur les plumes d’un canard. Et dans ce cas, nous pouvons lire et relire la Parole, l’étudier, lire les meilleurs livres chrétiens, écouter cent mille messages, partager avec les plus grands hommes de Dieu, passer des heures en prière… si la surface de la terre est trop dure, rien ne pénètre. Laissons le divin jardinier biner la terre de notre cœur, en attendrir la surface pour que l’eau et la nourriture puissent pénétrer.
- 3. ces face à face avec Dieu nous procurent de plus le soleil, un fruit a besoin de soleil pour arriver à maturité. Et nous avons besoin de ce soleil qui nous apporte lumière et chaleur pour porter un fruit bien mûr et savoureux, remplir nos cœurs de cet amour inconditionnel. Nourrissons-nous de sa présence, de son amour. Et nous serons surpris de voir le fruit grossir, puis tout doucement venir à maturité. Et soyons reconnaissants .
Alors osons prendre et reprendre autant que nécessaire, le risque de cet amour inconditionnel - - qui ne nuit pas à l’autre, parce que dépouillé d’égoïsme et d’orgueil,
- qui lui fait du bien, durablement, sans condition aucune, et s’en réjouit.
Prenons le temps de laisser l’Esprit de Dieu travailler en nous, en profondeur et plus superficiellement. Abreuvons-nous et nourrissons-nous, régulièrement, sainement dans Sa Parole, Sa présence. Laissons-nous réchauffer par le soleil de justice pour produire ce fruit juste et savoureux qu’est l’amour agape, tant par notre comportement que par l’exercice des dons.
Collaborons avec L’Esprit de Dieu pour que ce fruit arrive à maturité.
Et cette ville, et nos villages, et cette vallée, et le monde verront que nous sommes Ses disciples, à l’amour que nous aurons les uns pour les autres.
S : http://www.espace-evangile.net/index.php?page=l-hymne-a-l-amour